Le long des murs coule une larme abominable,
Vieille et verdâtre, vestige d'un obstacle minable,
Je m'horrifie de tant de tourments et de gouffres,
Quand l'obstacle repus vient renaître là ou l'on souffre.
Les longs râles de notre agonie parviennent-ils,
Aux oreilles du mal désenchanté, du mystère décousu ?
On m'annonce qu'ils ne comprennent, pourquoi viennent-ils,
Poser leurs immondes lèvres sur nos corps encor nus ?
Nous sommes les dramaturges de notre drame,
Une tragédie banale et compliquée madame,
D'où vient ce refus, d'où vient votre voile ?
Aussi sombre que la vacuité qu'il dévoile.
J'aime à croire que je pourrais l'étreindre,
A penser qu'elle viendra pour m'ensorceler,
Dans l'interdit diaphane, je m'entends geindre,
Et dans l'absurde, j'entends les moutons bêler.
Puis vint notre sombre symphonie aux violons brisés,
Gémissants les plaintes enrobées de douleur lésée,
Sans que madame, vous ne puissiez y toucher,
Ma main vint alors l'épouser, son visage trempé.
Et vous monsieur ! Qui semblez rire au coin du mur,
Quand votre propre chair se ferme et s'emmure,
Tachez donc de ne pas oublier les mots d'amour,
Qu'adressera la vérité à celle que j'enlacerai ce jour.
Peu m'importe les grands mots de vos préjugés,
Puisque il existe une solitude qu'on ne peut juger,
Quand on ne vit que dans l'écume sanglante,
Du doux trépas des chants qui mentent.
Pardonnez-moi, je porte une terrible infection,
J'y laisse le c½ur et je travestis les m½urs,
Quand l'esprit s'emballe dans l'impulsion,
D'une candeur salvatrice, sans limites ni heures.
Dans les serres acérées des corbeaux nécrophages,
J'entrevois les rayons percer la surface de l'abime,
L'accalmie ne poindra jamais, et il est bien sage,
D'imaginer qu'on nous accordera les montagnes et leur cime.
Alors je vous emballe ma haine dans le lyrisme,
Mais je n'oublie ni l'amour ni l'attente neurasthénique,
Qui nous ronge dans votre sombre ésotérisme,
Qu'importe ! J'ai la vie et la passion, vous pouvez bien être sceptique.
Ecrit par LupusLounge. Pour Elle.
Vieille et verdâtre, vestige d'un obstacle minable,
Je m'horrifie de tant de tourments et de gouffres,
Quand l'obstacle repus vient renaître là ou l'on souffre.
Les longs râles de notre agonie parviennent-ils,
Aux oreilles du mal désenchanté, du mystère décousu ?
On m'annonce qu'ils ne comprennent, pourquoi viennent-ils,
Poser leurs immondes lèvres sur nos corps encor nus ?
Nous sommes les dramaturges de notre drame,
Une tragédie banale et compliquée madame,
D'où vient ce refus, d'où vient votre voile ?
Aussi sombre que la vacuité qu'il dévoile.
J'aime à croire que je pourrais l'étreindre,
A penser qu'elle viendra pour m'ensorceler,
Dans l'interdit diaphane, je m'entends geindre,
Et dans l'absurde, j'entends les moutons bêler.
Puis vint notre sombre symphonie aux violons brisés,
Gémissants les plaintes enrobées de douleur lésée,
Sans que madame, vous ne puissiez y toucher,
Ma main vint alors l'épouser, son visage trempé.
Et vous monsieur ! Qui semblez rire au coin du mur,
Quand votre propre chair se ferme et s'emmure,
Tachez donc de ne pas oublier les mots d'amour,
Qu'adressera la vérité à celle que j'enlacerai ce jour.
Peu m'importe les grands mots de vos préjugés,
Puisque il existe une solitude qu'on ne peut juger,
Quand on ne vit que dans l'écume sanglante,
Du doux trépas des chants qui mentent.
Pardonnez-moi, je porte une terrible infection,
J'y laisse le c½ur et je travestis les m½urs,
Quand l'esprit s'emballe dans l'impulsion,
D'une candeur salvatrice, sans limites ni heures.
Dans les serres acérées des corbeaux nécrophages,
J'entrevois les rayons percer la surface de l'abime,
L'accalmie ne poindra jamais, et il est bien sage,
D'imaginer qu'on nous accordera les montagnes et leur cime.
Alors je vous emballe ma haine dans le lyrisme,
Mais je n'oublie ni l'amour ni l'attente neurasthénique,
Qui nous ronge dans votre sombre ésotérisme,
Qu'importe ! J'ai la vie et la passion, vous pouvez bien être sceptique.
Ecrit par LupusLounge. Pour Elle.



